Les fibres végétales nécessaires à la réalisation des codices viennent des écorces internes de différentes variétés d’arbres, comme le Ficus Morus ou le Maguey (sorte de cactus). Les fibres encore humides sont empaquetées (photo n°1) et prêtes à être vendues aux artisans.
L'agave est une variété de cactus très courante au Mexique

Ceux-ci font cuire ces fibres dans de l’eau mélangée à de la cendre et de la chaux pendant 6 heures. L’artisan dépose ensuite de fines bandelettes parallèles sur un cadre en bois, horizontalement et verticalement (photo n°2).
L'agave est une variété de cactus très courante au Mexique

Avec un pierre-pilon rectangulaire (photo n°3) l’artisan écrase progressivement les fibres jusqu’à les enchevêtrer et obtenir une surface uniforme (photo n°4).
L'agave est une variété de cactus très courante au Mexique

Après séchage au soleil, on obtient une feuille de papier de 40 x 60 cm en moyenne. Certaines feuilles peuvent néanmoins atteindre 120 x 80 cm. De nos jours, ce papier indigène aussi appelé « amatl » est encore utilisé au Mexique, par exemple à San Pablito ou à Xalitla. Il sert de support à des œuvres d’art contemporain ou populaire, avec des dessins naïfs vendus aux touristes.
L'agave est une variété de cactus très courante au Mexique