Le samedi 20 octobre
a eu lieu ma conférence / visite guidée sur
l'exposition. La conférence sur les codex a
été un franc succès, avec pas moins de
deux articles dans la presse locale! Comme il s'agissait d'un public de
néophytes, j'ai créé un diaporama avec un
bref rappel de la conquête espagnole, une
présentation des principales
divinités aztèques
repréntées dans les codex, et pour finir j'ai
choisi plusieurs personnes parmi le public, pour leur
présenter une prédiction en fonction de leur signe astrologique
aztèque. Bref, une soirée
mémorable et réussie, destinée aux
amoureux des manuscrits et des civilisations anciennes. Cliquez sur la photo pour
agrandir l'article.
Les panneaux explicatifs résument de façon claire
et pédagogique l'essentiel de ce qu'il faut savoir. Chaque
panneau se compose d'une ou plusieurs anecdotes et d'une illustration
principale. A noter qu'un dossier (ou lutin) pour adultes
complète cette présentation pour permettre aux
personnes intéressées d'approfondir leurs
connaissances. Le dossier pour les enfants s'accompagne
d'activités, de jeux, de quiz, de planches à
colorier...
Le Codex est un manuscrit
peint à la main recouvert d’inscriptions
pictographiques. Il peut être maya ou
aztèque, soit "opistographe"
(c’est-à-dire écrit des deux
côtés) ou "anopistographe"
(écrit d’un seul côté). A
noter qu’en latin on dit un codex au singulier, des codices au
pluriel. Pour plus de commodité, dans ce site, nous
utiliserons les deux formes: "des codex" ou "des codices".
Les codices sont écrits sur de l´écorce
d´arbre, du cuir animal (peau de cerf) ou
fabriqués à base de fibre
végétale comme le maguey, une espèce
de cactus très courante au Mexique. On trouve
également des codices en toile de coton tissée.
Sur cette surface, les aztèques enduisaient une couche
d’amidon ou de calcaire. Cette matière servait
à faire de longues bandes que l´on repliait en
accordéon.
Les fibres végétales nécessaires
à la réalisation des codices viennent des
écorces internes de différentes
variétés d’arbres, comme le Ficus Morus
ou le Maguey (sorte de cactus). Les fibres encore humides sont
empaquetées (photo n°1) et prêtes
à être vendues aux artisans.
Ceux-ci font cuire ces fibres dans de l’eau
mélangée à de la cendre et de la chaux
pendant 6 heures. L’artisan dépose ensuite de
fines bandelettes parallèles sur un cadre en bois,
horizontalement et verticalement (photo n°2).
Avec un pierre-pilon rectangulaire (photo n°3)
l’artisan écrase progressivement les fibres
jusqu’à les enchevêtrer et obtenir une
surface uniforme (photo n°4).
Après séchage au soleil, on obtient une feuille
de papier de 40 x 60 cm en moyenne. Certaines feuilles peuvent
néanmoins atteindre 120 x 80 cm. De nos jours, ce papier
indigène aussi appelé « amatl
» est encore utilisé au Mexique, par exemple
à San Pablito ou à Xalitla. Il sert de support
à des œuvres d’art contemporain ou
populaire, avec des dessins naïfs vendus aux touristes.
Codex mayas
De façon à pouvoir lire d´un
côté comme de l´autre. Du plus petit
(12x12cm) au plus grand (40x40 cm) les codices suivent le
modèle du pliage en accordéon mais parfois aussi
en rouleau, voire en bande verticale. Une fois
dépliés, certains codex peuvent mesurer plus de
10 mètres de long, comme le Codex Borgia.
Codex mayas
Les scribes-enlumineurs étaient nommés
«tlacuiloani», ou scribes-peintres car les livres
étaient remplis de glyphes richement
décorés. Ces scribes-peintres recevaient une
formation religieuse très poussée et ils
étaient très respectés pour leur
savoir. Les codex leur servaient d´aide-mémoire et
de source de référence pour raconter des
récits historiques, mythologiques ou religieux. En effet, la
récitation et la transmission orale avaient une grande
importance dans les sociétés
précolombiennes.
Codex mayas
Les manuscrits étaient considérés
comme sacrés, ils étaient
protégés par une peau de jaguar et
conservés dans des lieux appelés «
amoxcalli » (de « amoxtli » "livre" et
« calli » "maison"). Les codices étaient
lus et conservés par les classes dirigeantes,
prêtres et seigneurs, en tant que gardiens du savoir. Le
livre constituait alors un symbole de pouvoir sur le peuple.
Codex mayas
Avant la conquête espagnole, il existait de
véritables bibliothèques de codex. De nombreux
ouvrages ont été détruits avant la
conquête. L'empereur aztèque Itzcoatl aurait fait
brûler de nombreux ouvrages, pour pouvoir
réécrire l'histoire mexicaine sous un jour plus
favorable aux Aztèques. Ainsi il pensait détruire
également l´histoire et la culture des vaincus.
Codex mayas
Nous ignorons le nom qui était attribué aux codex
avant la conquête espagnole. Les codices peuvent porter le
nom d'un collectionneur, comme le «Codex Laud»,
éventuellement celui du collectionneur et de
l'éditeur, comme le «Codex
Zouche-Nuttall». Certains portent le nom de l'endroit
où ils sont conservés, comme le « Codex
Vindobonensis», conservé à Vienne, ou
le «Codex Borbonicus», conservé au
Palais-Bourbon à Paris. La plupart des manuscrits coloniaux
portent le nom de leur lieu d'origine, comme le «Lienzo de
Tlaxcala». Enfin, certains sont connus sous plusieurs noms
(le Codex Mendoza ou Codex Moctezuma) et d’autres sont
même renommés par les scientifiques en fonction
des nouvelles découvertes !
Codex mayas
La plupart des codices sont des « Tonalamatl
», des
« livre des
jours »,
c’est-à-dire des almanachs divinatoires
divisés selon les vingt périodes de treize jours
qui constituaient le calendrier rituel de 260 jours appelé
«tonalpohualli». Ces ouvrages étaient
consultés par les prêtres lorsqu'il fallait donner
un nom à un nouveau-né, pour prédire
son destin, fixer la date d'un mariage, partir en voyage
ou lors de
quelque autre événement important. Mais au fait,
connaissez-vous votre
signe astrologique aztèque? Pour le
découvrir, rien de plus facile, cliquez sur http://membres.lycos.fr/sylvelie
et allez dans la rubrique "Horoscope Aztèque". Vous n'aurez
plus qu'à rentrer
votre date de naissance pour lire ce que votre
destin vous réserve !
Codex mayas
La plupart des codices mexicains ont été
dispersés dans des pays européens : on en trouve
notamment à Paris, à Vienne, à
Londres, à Dresde, à Madrid et au Vatican. Le
gouvernement mexicain en a réclamé certains, au
nom du patrimoine historique et culturel national. Ce fut le cas du
Codex Badianus, rendu de très mauvaise grâce au
Mexique par la Bibliothèque Apostolique du Vatican. On
raconte que le cardinal bibliothécaire conserve encore
l’étui original qui protégeait ce
codex…
Codex mayas
Ces manuscrits originaux peints à la main sont des
œuvres d’art uniques, derniers témoins
de cultures aujourd’hui disparues. Leur état de
conservation actuel ne permet plus de les exposer aux yeux du public.
Après avoir été scannés
puis numérisés, certains ne seront plus jamais
touchés par la main de l’homme. C’est le
cas notamment du Codex Colombinus (voir photo).
Codex mayas
Ces mystérieux codices continuent de fasciner le public actuellement et sont la source d’inspiration de nombreux
artistes. Ceux-ci s’inspirent de
l’esthétique des codices précolombiens
pour réaliser de nombreuses œuvres
d’art. Voici quelques exemples:
Peinture naïve réalisée sur du papier
traditionnel "amate"
invitation A
l’occasion des Journées du Patrimoine et
jusqu’au 20 octobre 2007
la Bibliothèque
Municipale de Monéteau (Auxerre) vous
propose : LES CODEX? KEZAKO? Une
exposition de 15 Codex Précolombiens en édition
fac similée, parmi les plus beaux et les plus rares.
Vous pourrez y voir notamment le
Codex Borbonicus, conservé à
l’Assemblée Nationale de Paris ou le Codex Borgia, de la
Bibliothèque Apostolique du Vatican. Egalement
présents trois
Codex Mayas, les seuls qui soient parvenus
jusqu’à
nos
jours. C’est l’occasion unique de
découvrir ces
manuscrits insolites, rares et précieux,
éparpillés au quatre coins du monde et
normalement
interdits d’accès au public... Pour tout
renseignements contactez: Mme
PIFFOUX au 03
86
40 63 43. Horaires : du
lundi au samedi de 15h00 à 18h30.
Voir la galerie de photos
Et télécharger
l'affiche.
Depuis la création de ce site, le 15
septembre 2007, Expo Codex a
reçu une moyenne de 62 visiteurs par jour
pour un total de 376 visites au jour
d'aujourd'hui ! Chacun d'entre vous avez consulté au moins 4
pages différentes et 37% m'avez inclus dans
vos favoris (merci!). Sinon, j'ai reçu la
visite de 33 canadiens, 11 allemands, 6 italiens, 5
brésiliens, 4 espagnols, 2 mexicains...
(merci Google) Mais j'ai eu aussi des logiciels espions
qui ont tenté de spamer les commentaires avec des annonces
de Viagra... (c'est pour ça que j'ai
désactivé les commentaires,
désolé) Merci pour tous vos
encouragements, et longue vie à Expocodex !
On peut classer les codices en fonction de leur origine, leur
époque, et leur contenu
thématique: Si
on privilégie l’origine,
on les regroupe selon la civilisation à laquelle ils
appartiennent: mayas,
mixtèques,
aztèques, tlaxcaltèques, etc. Si on
préfère classer par époque,
on tient
compte de
la conquête espagnole (1519-1521). Avant la
conquête, on les appelle
précolombiens,
préhispaniques ou
précortésiens. Après la
conquête, on les
appelle coloniaux
et on mentionne si possible le siècle de
réalisation. Classés
par
thèmes, on constate que les codices peuvent
traiter de :
•
L’économie, avec des registres
d’impôts ou du cadastre.
• La politique,
l’histoire, la vie des empereurs..
• La religion avec, en
particulier, les livres des sorts ou “tonalamatl”
qui étaient utilisés par les prêtres
pour leurs prédictions astrologiques.
Les
manuscrits d'avant la conquête espagnole (1519 -
1521) étant parvenus jusqu'à ce jour sont moins de 15 actuellement.
A noter que les Codices
Mayas font partie des manuscrits précolombiens. La
présente
exposition est en mesure de vous présenter au choix 9
codices précolombiens :
Les
codices coloniaux sont plus nombreux que les précolombiens,
on
estime qu’il y en a plus
de 500. Certains n’ont pas encore
été étudiés par les
chercheurs, car ils demeurent la propriété de
communautés indigènes ou de
collectionneurs particuliers, jaloux de préserver ce
précieux héritage. La présente
exposition est en mesure de vous présenter au choix 6
codices coloniaux :
- LeCodex
Magliabechi(Bibliothèque
Nationale de Florence) - Le Codex
Moctezuma(Musée
National de Mexico) -
Le
Codex
Osuna(Biblioteca
Nacional de México) - LeCodex
Ixtlilxochitl(Bibliothèque
Nationale de Paris) - Le Codex
Vaticanus A(Bibliothèque
Apostolique du Vatican) - Le Codex
Xicotepec (Musée
National de Mexico)
Codex mayas
Seuls 3 codices mayas
sur les 27 recensés par
l’évêque inquisiteur Diego de Landa ont
survécu aux flammes des autodafés. On estime
pourtant que la civilisation maya a conservé son
système d´écriture sur codex pendant plus de mille ans !
- Le Codex de Dresde
(Sächsische Landesbibliothek, Dresde).
D´après les spécialistes, le Codex de
Dresde est le plus beau
des codex mayas.
- Le Codex
TroCortesianus (Museo de América de
Madrid).
Le Codex de Madrid est le
mieux conservé et le plus long des 3 codex
mayas avec ses 112 pages
- Le Codex Peresianus
(Bibliothèque Nationale, Paris). Retrouvé dans
une poubelle de la Bibliothèque Impériale de
Paris, le manuscrit original est tellement
détérioré qu´il
est devenu intouchable.
Un quatrième
Codex Maya semble avoir été
découvert dans les
années 1970. Cefragment
de onze pages
appelé Codex
Grolier aurait été
trouvé dans une grotte mais
n’a pas
été authentifié de façon
formelle. Conservé dans un musée au
Mexique, il n'est pas exposé aux yeux du public.
Ses pages sont bien moins complexes que celles des autres codices, les
dieux y
sont grossièrement représentés.
Chacune représente un héros ou un dieu,
tourné
vers la gauche. Le haut de page est marqué d'un nombre
tandis que le bas de
page gauche présente apparemment une liste de dates.
Aucun rapport avec les codex (quoique, il y en a un en bas à droite), mais cette image m'amuse
beaucoup. Elle fait appel à votre sens de l'observation et
à votre logique: saurez-vous découvrir les 20
anachronismes qui s'y cachent? (Cliquez pour agrandir) En bonus, un
21ème objet caché. Bon courage !
La présente exposition s'adresse àun large
public grâce aux nombreux panneaux,
anecdotes, et fiches
explicatives fournis. Elle se compose de 16 éditions fac
similées de codices d’origine
aztèque,
chichimèque, mixtèque ou maya, datant entre le
XIVème et le XVIème siècle.
- Ces copies
fac-similées quasi identiques aux originaux
respectent les dimensions et le pliage en accordéon
caractéristique des codices amérindiens.
- Ces reproductions sont elles-mêmes relativement rares
puisque certains ouvrages ont été
tirés seulement à 3000 exemplaires dans le monde.
- C’est l’occasion unique de pouvoir admirer
réunis au même endroit des codices
dispersés
dans différentes villes
européennes et de plus, inaccessibles
aux yeux du grand
public.
Pour tout bibliophile ou amateur d'Histoire,
l'intérêt de cette exposition peut se
résumer en 3 points:
- Ces
manuscrits originaux peints à la main sont des
œuvres
d’art uniques, derniers témoins de
cultures
aujourd’hui disparues.
- La
plupart sont dispersés
aux quatre coins du monde :
Vienne, Dresde, Londres, Paris... -
Leur état de conservation actuel ne permet plus de les
exposer
aux yeux du public. Après avoir été
scannés puisnumérisés,
certains ne seront plus
jamais
touchés par la main de l’homme.
C’est le
cas notamment du Codex Colombinus.
Conditions et tarifs
A noter que quelques contraintes sont liées à
cette exposition :
- Les manuscrits doivent être exposés à
l'abri, par exemple dans des vitrines.
- Les manuscrits placés sur des tables
devront être recouverts d'une feuille en plastique
translucide.
- Le local d’exposition doit être parfaitement sec.
- Certains manuscrits devront recevoir une lumière de faible
intensité.
- Une convention de prêt avec assurance devra être
signée avant toute exposition.
Prix de
la location
Petite expo : 200 € pour deux semaines
Grande expo : 300 € pour deux semaines.
Collection complète : 400 € pour deux semaines
Livraison
A partir de Saint Florentin
(Yonne)
- La livraison peut s’effectuer par Poste ou UPS (selon
destination, généralement moins de 120€
total
aller-retour ).
- Il vous est possible d’effectuer vous-même le
transport par vos propres moyens.
- Je peux enfin me charger de la livraison et du retour avec aide
à l’installation dans des conditions
devant
être négociées.
- L’exposition devra être assurée pour
un total de
2000 à 4000 € selon le détail qui sera
fourni
à la signature du bail.
Conférences Possibilité de réaliser une visite
guidée ou conférence de 45 mn à partir
des manuscrits exposés. Tarifs et conditions à
négocier après contact. A noter que je me
déplace uniquement dans un rayon de 100 km autour d'Auxerre.
En fonction de la surface d'exposition disponible et la configuration
des locaux, nous proposons 3
formules différentes :
1) La Petite Expo : pour les bibliothèques,
musées ou galeries ne disposant pas de beaucoup
d'espace, voici un choix
de 6 manuscrits aztèques,
mayas ou coloniaux. Selon la demande, ces manuscrits peuvent se
présenter sous forme de cadres à accrocher
à des cimaises ou bien sous forme de livres en
accordéon à placer sous vitrine.
2) La Grande Expo :
elle se compose de 10
codex au choix parmi notre collection. On
peut commander par exemple:
- 4 codex aztèques (Codex Borgia, Borbonicus, Cospi et Laud)
- 3 codex mayas (les Codex de Dresde, Paris et Madrid)
- 3 codex coloniaux (les Codex Moctezuma, Ixtlilxohitl et Osuna)
3) La Collection
Complète : elle comprend 16 éditions fac
similées de codices
d’origine aztèque, chichimèque,
mixtèque ou maya, datant entre le
XIVème et le XVIème siècle. A noter
que quelques objets décoratifs peuvent également
être mis à disposition : mini pyramide,
statuettes en obsidienne, réplique de couteau de
sacrifice... Voir
tarifs et conditions